Désert de Kavir de Yazd à Mesr

Désert de Kavir de Yazd à Mesr

1 mai 2018 0 Par Guillaume

25/04/2018

Trouver un conducteur pour nous emmener à Mesr a été un peu pénible. Il a fallu négocier, refuser de faire le trajet à 7 personnes dans une voiture normale puis accepter que le conducteur ne parle pas anglais.

Au petit matin, le conducteur arrive à 8h30 (trop tard pour bien profiter des points d’intérêt sur la route, partez à 7h pour avoir le temps). En prime, il conduit comme une burne. C’est le cas de 90% des personnes qui nous ont conduit en Iran.

Le trajet vers le nord en plein désert de Kavir est long. 450 km de route jusqu’au Mesr avec des camions en route pour l’Afghanistan ou le Pakistan.

Le village abandonné de Kharanaq est notre premier arrêt. A flanc de colline, il s’agit d’un village très ancien en terre. Les habitants ont du partir car le toit des habitations s’effondraient. C’est assez amusant d’explorer l’ancien hammam et les ruines. Les vergers en contrebas sont très agréables et nous croiserons en un éclair le ground jay, oiseau endémique d’Iran 🙂

Nous reprenons la route et ça devient de plus en plus aride. La communication avec le driver via Google translate est difficile. Nous comprenons au moment du repas qu’il n’a rien prévu et que nous allons devoir partager notre pique-nique à la mosquée déserte de Saghand.

Nous continuons sans thé et surveillons le conducteur qui s’endort en conduisant. Des montagnes et des collines aux tons ocres apparaissent. Nous laisons un beau caravansérail sur le côté droit. La végétation est rase ou inexistante. Le sol cuit par le soleil fait apparaître des zones blanches de sel.

Un thé et un peu de pain plus loin, les montagnes s’éloignent et laissent des horizons infinis.

Il est 15h30 lorsque nous arrivons au village de Bayazeh fameux pour sa citadelle en terre. Pouvant loger 2500 personnes, elle nous fait penser à une termitière géante.

A la sortie de la citadelle, les superbes guêpiers (bee eater) brun et bleu ne patientent pas longtemps avant de s’enfoncer dans la zone de végétation.

Nous sommes en retard et devons choisir entre l’oasis de Garmeh et le coucher de soleil dans le désert. Malgré le ciel couvert, nous parions sur le désert.

La route entre Khoor et Mesr dure 40 minutes. Elle est assez mauvaise.

Nous sommes contents d’arriver entier à la guesthouse Birahe. Réservation la veille, nous sommes les seuls. Nous avions aussi contacté la guesthouse de Victoire, une française qui vit à Mesr.