Jaipur, négociation de tapis et bazar

Jaipur, négociation de tapis et bazar

5 mai 2019 0 Par Guillaume

J8 : Jaipur

4/4/2019

Après une première journée touristique, nous démarrons une journée d’aventure. Elle commence avec un petit déjeuner épicé de noodle suivi d’une tourista. De quoi « pimenter » nos prochains trajets.

Depuis le début du séjour, nous cherchons LE taux de change. C’est la priorité 1 de notre journée car nous n’avons plus de cash. Nous partons vers la Johari Bazar. Tous les magasins sont fermés en raison d’une fête alors nous décidons de nous rendre à notre rendez vous largement en retard avec notre rencontre d’hier et sa femme. En chemin, il nous retrouve !

Il accepte nos excuses quant au retard et nous discutons sur le bord des marches d’un temple. Sa femme est rentrée. En prévision du mariage de son ami, ils ont dansé toute la nuit. Il m’encourage à consommer du Lassi banane pour soigner ma digestion. Je choisi le coca. Sa femme va lui préparer aujourd’hui les tomates farcies. Un des plats français qui nous est venu en tête le jour précédent.

Il est temps de se laisser. Il s’approche d’un tuktuk et lui demande de nous emmener en banlieue de Jaipur à une adresse qui fabrique des tapis rajasthanis. Nous en avions parlé la veille. Nous avons déja acheté un tapis Tabriz à Ispahan en Iran.

Nous rencontrons donc Sohan, le conducteur et partons à l’aventure dans la circulation infernale de Jaipur.

Nous sommes dans le Gujargati, pas loin du Jahal Mahal, chez Saraswati Private Limited. Le stock de tapis est important et dans le cadre de la négociation, le vendeur nous montre plusieurs phases de la fabrication d’un tapis dans l’entrepôt derrière l’espace de vente.

Si je devais décrire le scénario avec le vendeur de tapis :

– mettre à l’aise

– présenter une succession de tapis

– donner un premier prix

– justifier le prix par des frais de port gratuit

– expliquer qu’ils vendent partout dans le monde dont aux États-Unis

– expliquer qu’ils ont beaucoup d’employés

A ce stade, vous vous sentez un client privilégié auquel on accorde un peu de temps car le business est ailleurs. Un léger sentiment de culpabilité peut naître.

Votre offre sera bien en dessous du prix.

– le vendeur va devenir super sympathique et poser des questions sur ce que vous faites, votre voyage… pour alimenter la relation de confiance

– un chai / thé et de l’eau vont être amenés

– le vendeur concède 5% de réduction car vous ne choisissez pas l’expédition.

– il vous demande si vous ne souhaitez pas prendre plus de tapis ou prendre une version plus petite.

A ce stade, ça va prendre du temps. Si vous avez un modèle en tête. Ne montrez pas votre coup de cœur. Montrez l’inverse.

– les vendeurs comprennent le français et vont essayer habilement de vous empêcher de discuter avec votre conjoint par exemple donc il peut etre judicieux d’utiliser le français pour distiller de fins messages : pas de coup de cœur, pas besoin immédiatement, revenir plus tard ou partir.

– la calculette vous est tendue, le prix ne convient pas.

– c’est le moment de partir ! Allez prendre l’air.

– refaites une dernière proposition.

– le vendeur va concéder une réduction exceptionnelle (10%) mais pas votre prix.

– tenez votre ligne et apprêtez vous à partir. L’un d’entre vous peut monter dans le véhicule pour montrer votre déterminations.

– Le vendeur finit par s’aligner.

En bref, on a acheté un tapis avec + de 20% de réduction. On s’est sans doute fait avoir alors n’hésitez pas à compléter mon script en commentaire si vous voyez d’autres étapes/situations 🙂

Nous retrouvons Sohan et partons à une autre adresse pour du textile. Le même sketch se passe avec les écharpes en Pashmina (2500r devient 1000r).

Un Lassi plus tard (le fameux), nous laissons Sohan avec un bon pourboire à l’entrée de la vieille ville. Il nous avoue s’arrêter à cette adresse tous les jours.

Après une pause à l’hôtel, nous repartons. Les magasins fermés ont ouverts. Nous allons dans un bazar où de nombreuses femmes discutent le bout de tissu.

Ca fait bizarre d’en voir autant. Elles sont généralement assignées à la maison donc on voit beaucoup d’hommes partout qui regardent avec insistance les occidentales.

Un œil au palais des vents, le city palace et le palais d’astronomie. Nous reviendrons les visiter lors d’un autre voyage 😉

Il est temps de partir pour attraper notre train pour Bharatpur. Le tuktuk nous emmène péniblement à la gare dans la circulation infernale.

Le tapis sur le haut de mon sac ajoute de la hauteur (bien qu’il soit plié et emballé). Les voyageurs nous regardent étonnés. On trouve des porteurs dans les gares mais nous n’avons pas trop confiance.

Le wagon sera bondé du début jusqu’à la fin avec une odeur de merde constante 🙂