Les paysages incroyables de Kerlingarfjöll

J13 : Les paysages incroyables de Kerlingarfjöll

Ça aurait été une bonne nuit si les rideaux de notre hutte avait été fermés. Le soleil a passé la crête de Kerlingarfjöll tôt cette nuit. Sachant qu’à cette période, il se couche très peu. D’ailleurs il ne nous laissera pas pendant toute cette superbe journée.

La randonnée démarre à 10h, certains ont trainé… Elle démarre à proximité du pont du resort de Kerlingarfjöll . Il y en a une à gauche vers les sources chaudes et une à droite qui grimpe. Nous prenons celle de droite. La vue sur la vallée est dégagée, il fait bon. C’est short et manche courte (manteau dans le sac à dos) !

La grimpette nous amène à un beau névé sans difficulté. Il fait un peu menaçant mais la pente est faible. En haut du “col”, nous distinguons des fumés intenses à quelques centaines de mètre.

Le paysage est grandiose. Le site est immense. Des dizaines de fumeroles plus ou moins épaisses parsèment la zone. Les couleurs sont inattendues. Il y a du sable jaune, orange, rouge, de la boue grise claire virant au bleu, des mousses vertes claires, l’eau du ruisseau bien bleue, les névés blanc, la roche noire. Nous passons plus d’une heure à arpenter tout le site en dévalant les crêtes puis reprenant chaque escalier pour découvrir un nouveau point de vue, de nouvelles couleurs. Les essaims de mouches nous poussent à partir vers le parking le plus proche.

La suite, c’est l’approche d’un sommet depuis un parking situé à 2 km du précédent. C’est désert. Une cabane abandonnée regarde au loin dans la vallée.

Nous déjeunons à l’abri d’une moraine d’un glacier révolu. Les mouches ont été emportées par le vent. 2 grimpeurs en ski de randonnées traversent l’immense glacier qui nous fait face.

L’ascension semble longue. Malgré une météo parfaite, notre timing est trop serré. Nous décidons quand même de monter sur le côté droit. Le névé est raide et dangereux. Les pierriers contiennent des roches noires vitreuses, des obsidiennes. Nous ferons demi-tour pas très loin du sommet et descendront tout droit dans le glacier. La vue est splendide !

 

15h au resort. On aime bien les défis dans la famille. Lorsque nous avons fait demi-tour dans l’ascension, il était 14h30. Il faut 1h20 pour parcourir les 6 kms qui séparent le parking et le resort (selon Google). Nous nous lançons donc dans une descente effrénée pour rattraper un retard irrattrapable.

Joker, le stop. 2 voitures nous déposerons à notre resort, des islandais et des français. Le coup de bol 🙂

La F35 vers le sud depuis Kerlingarfjöll est très belle. Comme la veille, nous avons croisé des voitures 2WD… pas très prudent. La piste longe un lac à proximité de 2 très belles langues glacières.

Puis nous laissons sur notre gauche une montagne verte et blanche. Ça descend beaucoup jusqu’à une piste asphaltée. Le vacarme s’arrête, la poussière aussi. La voiture est sale.

Bouche pâteuse, cheveux crépu, corps poussiéreux

Notre premier arrêt sera la double cascade de Gullfoss dans le cercle d’or. C’est un retour à la civilisation frappant après ces 2 jours seuls au monde sans bruit, sans végétation, sans faune et avec peu d’humain.

Puis, nous irons à Geysir pour ses geysers

Enfin nous atterrirons dans une pizzeria pas loin de Hvolsvöllur. La journée fut incroyable !

F35 vers le centre de l’Islande

J12 : F35 vers le centre de l’Islande

Nous quittons les fjords vert fluo du nord pour le centre Islandais. Il est assez facile de circuler le long des côtes islandaises via la route 1. Le centre est plus difficile d’accès. La météo y est capricieuse. Peu de personne y vivent. Je me suis toujours imaginé que le centre de l’Islande serait un tas de neige avec des grondements terrestres et une tempête.

Lorsque nous avons pris la fameuse piste F35 sous un grand soleil, nous étions impatient de voir ce que cette zone avait d’étonnant. Je pense qu’il faut compter 2 jours pour faire la traversée avec un 4×4 (en s’arrêtant). Si la météo est bonne, je pense qu’il peut être incroyable d’y rester plus longtemps. Vous allez comprendre dans les 2 articles suivants.

Il se passe quelques minutes et quelques lacets avant que nous passions des fjords à un paysage complètement lunaire. La végétation est modeste. Les étendues sont époustouflantes. Nous n’arrivons pas à faire la mise au point avec nos yeux et nos appareils photo sur les gigantesques glaciers qui bordent les horizons. Nous sommes au milieu d’un désert.

Tandis que les 4 passagers sont collés au paysage, le conducteur de notre fly destroyeur fait son possible pour sortir la jeep de sa zone de confort sur les pistes en terre. Chaque véhicule se transforme en torche à poussière dans ce paysage horizontal sur lequel rien ne semble avoir bougé depuis des années.

Lorsque nous arrivons à Hveravellir, le véhicule est rempli de poussière. Il y en a un peu plus sur le passager arrière droit car les joints de la porte sont morts. Ici c’est une curiosité, un refuge de montagne mais sans les montagnes. Il est possible d’y dormir et d’y manger. Les bus qui parcourent la F35 s’y arrêtent.

En face des baraquements se trouvent un site étrange, un concentré d’originalités liées au volcanisme de la zone. C’est aménagé. Il y a même un bassin dans lequel on peut se baigner. Il est alimenté par un ruisseau d’eau très fraiche et de l’autre côté un tuyau avec de l’eau en ébullition provenant des entrailles de la terre. Nous en profiterons au retour 🙂

Nous avons décidé de marcher jusqu’à un volcan situé à quelques kilomètres pour apprécier encore plus ces espaces.

Le paysage est très volcanique. Il reste un peu de neige. Le soleil se cache. Nous déjeunons dans le cratère puis en faisons le tour.

     

Le soleil et le bain chaud nous attentent. Nous allons laisser nos peaux flétrir quelques heures.

Notre hébergement pour le soir se situe à Kerlingarfjöll. Il s’agit à nouveau d’un gite rustique à la sortie de 2 vallées colorées. L’accès n’est pas facile mais le site est superbe. Au fond de la vallée de gauche se trouve une source chaude 😉

Myvatn, Góðafoss, Akureyri, Varmahlíð (le nord)

J11 : Myvatn, Góðafoss, Akureyri, Varmahlíð (le nord)

Nous passons la matinée autour du lac de Myvatn dans les sites suivants :

  • Skútustaðagígar

A deux pas de notre hôtel, une promenade qui permet de voir quelques oiseaux dans un décor toujours étonnant.

  • Höfði

Avec le soleil, cette promenade à proximité du lac est très agréable. L’eau prend des couleurs étonnantes. On a presque envie de s’y baigner…

  • Dimmuborgir

Un site touristique étonnant et fréquenté. Il s’agit de magma refroidi ayant dessiné des formes étranges. Je pense que le site doit etre parfaitement lugubre et effrayant sous un ciel couvert. Au soleil, nous avons été amusé un peu.

Nous avons continué notre route pour dejeuner à la cascade de Góðafoss.

Puis nous avons continué jusqu’à Akureyri pour une bière. La ville se trouve au fond d’un super et immense fjord avec les montagnes enneigées en fond. La ville semble paysible.

A peine le niveau de la mer quitté, nous entrons dans un paysage de montagne verdoyante. Si vous achetez une maison avec un terrain en Islande, je pense qu’il n’est pas rare d’avoir une cascade, un glacier, un morceau de canyon ou un bout de fjord quelque part dans le jardin.

Notre arrêt pour le soir est à Varmahlíð. L’accueil est très sympathique. La cuisine vraiment petite pour 5.

Dettifoss, Krafla, Hverarönd, Hverfjall, Myvatn

J10 : Dettifoss, Krafla, Hverarönd, Hverfjall, Myvatn

Un bruit s’est fait entendre sous le capot de notre 4×4. Le V6 3,7 émet de petits couinements… L’équipage est inquiet. D’autant plus que le réservoir d’huile est vide… Les conséquences peuvent être désastreuses. Nous décidons donc de nous rendre à la ville la plus proche Egilsstaðir à plusieurs dizaines de kilomètres quitte à louper des pistes dans des zones attirantes.

L’agence de location est prévenue sur le trajet. “Ok mate, no problem, take the receipt, we will refund you”. La voiture tient le trajet. Tout le monde sert les fesses. Nous nourrissons goulûment la voiture avec l’huile. Le bruit disparaît. Ouf’

En route pour la suite, il fait gris nuage bas mais les paysages sont beau.

Nous avançons jusqu’à la chute de Dettifoss (via la 862). Le lieu est infesté de bus rempli. Nous prenons le petit sentier au bout du parking qui nous permet de découvrir la chute depuis le nord et d’avoir une vue sur le canyon en aval.

   

Un membre de l’équipage se fait bousculer. “pousstoua”. On se casse, c’est trop touristique.

La zone du volcan Krafla est digne d’une station lunaire ou martienne. De longs pipelines parcourent toute la vallée avec de temps à autre des petites cahutes rondes polygoniques. En bas de la vallée, le centre de pilotage de la station (spatiale lunaire) émet une fumée blanche (certainement de la vapeur de l’eau chauffée par géothermie).

Le soleil est proche. Nous allons directement en haut du site grimper sur un volcan. Le lac dans son cratère est turquoise. Le vent est particulièrement puissant. Nous maintenons les plus légers au sol en les lestant avec des sacs à dos 😀 Le site est assez bluffant.

Le ciel se couvre. Après un morceau de Beaufort (importé par nos soins), nous allons sur l’autre site. Il s’agit d’un champ de lave dans lequel on peut voir de nombreuses fumerolles, des cratères et des zones avec du souffre. C’est super chouette malgré le vent très fort. Nous faisons la randonnée de 8km.

  

En descendant, nous faisons une pause douche à l’extérieur. L’eau bien chaude provient des entrailles de la terre. Ce lieu est vraiment étonnant.

En bas du site, nous allons à Hverarönd voir une zone volcanique similaire à celle de Krafla mais beaucoup plus réduite. La montagne prend des teintes particulièrement belles. Par rapport aux montagnes alentours, nous avons l’impression que le massif se trouve toujours dans la lumière du soleil. Ce n’est pas le cas, il se met à tomber quelques gouttes pendant que nous nous amusons de toutes les originalités que propose ce site.

 

     

Les bus puis les grosses voitures d’excursions arrivent, nous partons pour la grotte de John Snow 🙂 Un rapide coup d’œil, aucune sauvageonne en vue. Dommage.

Pour finir la journée, soit c’est Blue Lagoon Myvatn, soit c’est ascension du volcan Hverfjall. On grimpe le volcan sous le vent déchaîné #faittoimal. Nous confondons périmètre et diamètre, c’est parti pour le tour du volcan pendant 1h30 avec un vent à déshabiller. La vue est belle notamment sur le lac de Myvatn.

Il est 20h, soit on mange, soit on se baigne. La nourriture gagne (niveau 1 Maslow). Nous prenons nos chambres, mangeons et partageons un hot tube sans bulle 🙁 dans l’hôtel Myvatn.

FI accepte de nous rembourser les hébergements du Landmannalaugar et Volcano hut de Thorsmork accepte de déplacer notre réservation de jeudi à vendredi. Nous avons gagné un jour de plus pour rejoindre le sud de l’Islande via la route F35. Nous passerons la soirée à organiser les derniers jours du séjour avec peu de réussite. En effet, l’épisode 9 de Game Of Thrones saison 6 est tout juste téléchargé…

Cette nuit, le soleil est rose, orange puis rouge. Il va faire beau demain.