Randonnée entre Thorsmork et Skogafoss

La nuit fut courte car la randonnée de notre dernier jour en Islande compte 30 km.

Il s’agit de rejoindre Skogar en passant entre les 2 volcans (et glaciers). Ça monte au début puis ça descend longuement. C’est annoncé pour 10h de randonnée et je pense que ça les vaut même si nous mettrons 2h de moins. Si les conditions sont mauvaises et/ou s’il est tombé de la neige fraiche, vous pouvez vraiment lutter pour retrouver votre chemin sur les glaciers. Dans notre cas, nous ferons le tour de Magni car nous perdrons le sentier dans le nuage bas.

De Volcano Hut jusqu’à Basar, c’est assez simple et plat. Nous ne rencontrons pas grand monde à 7h du matin sauf un allemand un peu ivre qui a fait le chemin inverse durant la nuit et qui nous met en garde contre le brouillard.

Nous grimpons, la vallée est magnifique. Le sentier a flan offre des panoramas splendides sur Thorsmork et les vallées à proximité.

Après avoir passé un grand plateau composé de pierre volcanique, nous attaquons une pente raide et neigeuse qui nous installe bien dans un nuage de pluie. La suite est un monde entre la glace et la terre volcanique. Du blanc et du noir. C’est assez étonnant. La météo mauvaise complète cet univers angoissant. Nous marchons dans la neige, ça ne monte plus. Nous sommes entre les 2 volcans. Que se passerait il si l’un des 2 grondait. Que ferions-nous. Nous sommes trempés.

  

La gardienne du refuge nous offre une table pour nous réchauffer, manger un morceau, nettoyer l’objectif du reflex. Il est 12h, ça fait 5h que nous marchons. Le refuge contient 4 pièces, une micro loge à l’entrée, un vestibule pour retirer les chaussures et laisser le matériel, une salle de repas avec la cuisine et un dortoir au-dessus (j’imagine). Le lieu me fait penser à un studio d’étudiant. Nous nous laissons tomber sur les chaises ravi de pouvoir grignoter notre pique-nique au sec. A ce moment, ce refuge m’apparait vraiment comme l’ilot au milieu de l’univers apocalyptique/lunaire/volcanique/glacé/nuageux/gelé que nous avons traversé les heures précédentes. Sans perdre le moindre espoir d’atteindre de nouveau la civilisation, je crois que ces heures de marche entourées de monticules volcaniques noirs au milieu de la glace nous a transporté bien loin de nos repères.

Néanmoins, il faut repartir, l’humidité rejoint l’humidité lorsque la porte du refuge se ferme. Le chemin à suivre est plus simple, c’est un chemin 4WD (assez sérieux). Nous continuons la descente dans la brume. Des monticules de pierre nous entoure et font des formes étranges dans le lointain. Nous longerons un cours d’eau parsemé de cascades (que nous verrons peu mais entendrons). Les premières sont entourées de neige.

Le chemin quitte la piste, passe sur un pont qui enjambe un rapide sérieux entouré de neige. Il manque la rambarde de droite.

La descente est longue (sous la pluie). Nous croisons de grands groupes de randonneurs encore un peu sec et même quelques nordiques en tenu étonnante. J’en déduis qu’il fait beau, sec et chaud dans quelques centaines de mètre. Il pleuvra jusqu’à la cascade de Skogafoss…

Le plus rapide à la descente a réussi à sauter dans un bus pour rejoindre Seljalandsfoss ou nous avons laissé le véhicule la veille. Lorsqu’il revient avec la voiture, nous sommes tous très heureux d’avoir fait cette randonnée dans des conditions bien islandaises. Nous prenons la route de l’aéroport avec pour espoir un arrêt au fameux blue lagoon. Mais pas de bol, c’est complet (réservation conseillée).

Islande, nous reviendrons !

Randonnée à Thorsmork

J14 : Randonnée à Thorsmork

Venir à Thorsmork compte tenu de notre itinéraire peut paraitre un choix étrange. En réalité, nous sommes venus car nous n’avons pas pu annuler cet hébergement lorsque le plan A de notre voyage est tombé à l’eau. Le plan A consistait à faire les 5 jours de randonnées du Landmannalaugar la deuxième semaine.

Le bus quitte Seljalandsfoss vers 10h40. Nous y avons laissé la voiture. La piste fait 30 km dans une vallée très large qui a certainement été créé par une débâcle glacière. Nous passons quelques gués avec des voitures vides à proximité. Le bus fait un arrêt de 5 min au pied de Eyafjalajokull et une des langues glacières. C’est bouché.

Le dernier gué avant notre hébergement, Volcano Huts, est vraiment balaise. La cabane/hutte contient l’essentiel pour 5 personnes, petite cuisine, peu d’espace, nous y resterons assez peu. Nous partons sur un point de vue accessible via une montée courte et assez belle. Les nuages se lèvent, le paysage se dévoile avec les couleurs.

Ce point de vue nous permet d’appréhender un peu mieux les 2 vallées qui se rejoignent. Côté sud, nous distinguons les 2 volcans et leur glaciers. Côté nord, nous imaginons le Landmannalaugar et le sentier qui se perd dans les sommets.

Nous descendons jusqu’au refuge orange, en bas à gauche sur la photo.

Il y a beaucoup de gens. Bien que le lieu soit isolé, de nombreuses personnes viennent pour la journée en bus. La randonnée continue derrière le refuge en montant sur une crête avec plein de fleurs.

Le ciel devient menaçant. Nous rentrons à notre cabane et profitons du bains chaud et du sauna.

Les chevaux sortent du champ pour la soirée. Leur course est vraiment caractéristique.

Les paysages incroyables de Kerlingarfjöll

J13 : Les paysages incroyables de Kerlingarfjöll

Ça aurait été une bonne nuit si les rideaux de notre hutte avait été fermés. Le soleil a passé la crête de Kerlingarfjöll tôt cette nuit. Sachant qu’à cette période, il se couche très peu. D’ailleurs il ne nous laissera pas pendant toute cette superbe journée.

La randonnée démarre à 10h, certains ont trainé… Elle démarre à proximité du pont du resort de Kerlingarfjöll . Il y en a une à gauche vers les sources chaudes et une à droite qui grimpe. Nous prenons celle de droite. La vue sur la vallée est dégagée, il fait bon. C’est short et manche courte (manteau dans le sac à dos) !

La grimpette nous amène à un beau névé sans difficulté. Il fait un peu menaçant mais la pente est faible. En haut du “col”, nous distinguons des fumés intenses à quelques centaines de mètre.

Le paysage est grandiose. Le site est immense. Des dizaines de fumeroles plus ou moins épaisses parsèment la zone. Les couleurs sont inattendues. Il y a du sable jaune, orange, rouge, de la boue grise claire virant au bleu, des mousses vertes claires, l’eau du ruisseau bien bleue, les névés blanc, la roche noire. Nous passons plus d’une heure à arpenter tout le site en dévalant les crêtes puis reprenant chaque escalier pour découvrir un nouveau point de vue, de nouvelles couleurs. Les essaims de mouches nous poussent à partir vers le parking le plus proche.

La suite, c’est l’approche d’un sommet depuis un parking situé à 2 km du précédent. C’est désert. Une cabane abandonnée regarde au loin dans la vallée.

Nous déjeunons à l’abri d’une moraine d’un glacier révolu. Les mouches ont été emportées par le vent. 2 grimpeurs en ski de randonnées traversent l’immense glacier qui nous fait face.

L’ascension semble longue. Malgré une météo parfaite, notre timing est trop serré. Nous décidons quand même de monter sur le côté droit. Le névé est raide et dangereux. Les pierriers contiennent des roches noires vitreuses, des obsidiennes. Nous ferons demi-tour pas très loin du sommet et descendront tout droit dans le glacier. La vue est splendide !

 

15h au resort. On aime bien les défis dans la famille. Lorsque nous avons fait demi-tour dans l’ascension, il était 14h30. Il faut 1h20 pour parcourir les 6 kms qui séparent le parking et le resort (selon Google). Nous nous lançons donc dans une descente effrénée pour rattraper un retard irrattrapable.

Joker, le stop. 2 voitures nous déposerons à notre resort, des islandais et des français. Le coup de bol 🙂

La F35 vers le sud depuis Kerlingarfjöll est très belle. Comme la veille, nous avons croisé des voitures 2WD… pas très prudent. La piste longe un lac à proximité de 2 très belles langues glacières.

Puis nous laissons sur notre gauche une montagne verte et blanche. Ça descend beaucoup jusqu’à une piste asphaltée. Le vacarme s’arrête, la poussière aussi. La voiture est sale.

Bouche pâteuse, cheveux crépu, corps poussiéreux

Notre premier arrêt sera la double cascade de Gullfoss dans le cercle d’or. C’est un retour à la civilisation frappant après ces 2 jours seuls au monde sans bruit, sans végétation, sans faune et avec peu d’humain.

Puis, nous irons à Geysir pour ses geysers

Enfin nous atterrirons dans une pizzeria pas loin de Hvolsvöllur. La journée fut incroyable !

F35 vers le centre de l’Islande

J12 : F35 vers le centre de l’Islande

Nous quittons les fjords vert fluo du nord pour le centre Islandais. Il est assez facile de circuler le long des côtes islandaises via la route 1. Le centre est plus difficile d’accès. La météo y est capricieuse. Peu de personne y vivent. Je me suis toujours imaginé que le centre de l’Islande serait un tas de neige avec des grondements terrestres et une tempête.

Lorsque nous avons pris la fameuse piste F35 sous un grand soleil, nous étions impatient de voir ce que cette zone avait d’étonnant. Je pense qu’il faut compter 2 jours pour faire la traversée avec un 4×4 (en s’arrêtant). Si la météo est bonne, je pense qu’il peut être incroyable d’y rester plus longtemps. Vous allez comprendre dans les 2 articles suivants.

Il se passe quelques minutes et quelques lacets avant que nous passions des fjords à un paysage complètement lunaire. La végétation est modeste. Les étendues sont époustouflantes. Nous n’arrivons pas à faire la mise au point avec nos yeux et nos appareils photo sur les gigantesques glaciers qui bordent les horizons. Nous sommes au milieu d’un désert.

Tandis que les 4 passagers sont collés au paysage, le conducteur de notre fly destroyeur fait son possible pour sortir la jeep de sa zone de confort sur les pistes en terre. Chaque véhicule se transforme en torche à poussière dans ce paysage horizontal sur lequel rien ne semble avoir bougé depuis des années.

Lorsque nous arrivons à Hveravellir, le véhicule est rempli de poussière. Il y en a un peu plus sur le passager arrière droit car les joints de la porte sont morts. Ici c’est une curiosité, un refuge de montagne mais sans les montagnes. Il est possible d’y dormir et d’y manger. Les bus qui parcourent la F35 s’y arrêtent.

En face des baraquements se trouvent un site étrange, un concentré d’originalités liées au volcanisme de la zone. C’est aménagé. Il y a même un bassin dans lequel on peut se baigner. Il est alimenté par un ruisseau d’eau très fraiche et de l’autre côté un tuyau avec de l’eau en ébullition provenant des entrailles de la terre. Nous en profiterons au retour 🙂

Nous avons décidé de marcher jusqu’à un volcan situé à quelques kilomètres pour apprécier encore plus ces espaces.

Le paysage est très volcanique. Il reste un peu de neige. Le soleil se cache. Nous déjeunons dans le cratère puis en faisons le tour.

     

Le soleil et le bain chaud nous attentent. Nous allons laisser nos peaux flétrir quelques heures.

Notre hébergement pour le soir se situe à Kerlingarfjöll. Il s’agit à nouveau d’un gite rustique à la sortie de 2 vallées colorées. L’accès n’est pas facile mais le site est superbe. Au fond de la vallée de gauche se trouve une source chaude 😉

Dettifoss, Krafla, Hverarönd, Hverfjall, Myvatn

J10 : Dettifoss, Krafla, Hverarönd, Hverfjall, Myvatn

Un bruit s’est fait entendre sous le capot de notre 4×4. Le V6 3,7 émet de petits couinements… L’équipage est inquiet. D’autant plus que le réservoir d’huile est vide… Les conséquences peuvent être désastreuses. Nous décidons donc de nous rendre à la ville la plus proche Egilsstaðir à plusieurs dizaines de kilomètres quitte à louper des pistes dans des zones attirantes.

L’agence de location est prévenue sur le trajet. “Ok mate, no problem, take the receipt, we will refund you”. La voiture tient le trajet. Tout le monde sert les fesses. Nous nourrissons goulûment la voiture avec l’huile. Le bruit disparaît. Ouf’

En route pour la suite, il fait gris nuage bas mais les paysages sont beau.

Nous avançons jusqu’à la chute de Dettifoss (via la 862). Le lieu est infesté de bus rempli. Nous prenons le petit sentier au bout du parking qui nous permet de découvrir la chute depuis le nord et d’avoir une vue sur le canyon en aval.

   

Un membre de l’équipage se fait bousculer. “pousstoua”. On se casse, c’est trop touristique.

La zone du volcan Krafla est digne d’une station lunaire ou martienne. De longs pipelines parcourent toute la vallée avec de temps à autre des petites cahutes rondes polygoniques. En bas de la vallée, le centre de pilotage de la station (spatiale lunaire) émet une fumée blanche (certainement de la vapeur de l’eau chauffée par géothermie).

Le soleil est proche. Nous allons directement en haut du site grimper sur un volcan. Le lac dans son cratère est turquoise. Le vent est particulièrement puissant. Nous maintenons les plus légers au sol en les lestant avec des sacs à dos 😀 Le site est assez bluffant.

Le ciel se couvre. Après un morceau de Beaufort (importé par nos soins), nous allons sur l’autre site. Il s’agit d’un champ de lave dans lequel on peut voir de nombreuses fumerolles, des cratères et des zones avec du souffre. C’est super chouette malgré le vent très fort. Nous faisons la randonnée de 8km.

  

En descendant, nous faisons une pause douche à l’extérieur. L’eau bien chaude provient des entrailles de la terre. Ce lieu est vraiment étonnant.

En bas du site, nous allons à Hverarönd voir une zone volcanique similaire à celle de Krafla mais beaucoup plus réduite. La montagne prend des teintes particulièrement belles. Par rapport aux montagnes alentours, nous avons l’impression que le massif se trouve toujours dans la lumière du soleil. Ce n’est pas le cas, il se met à tomber quelques gouttes pendant que nous nous amusons de toutes les originalités que propose ce site.

 

     

Les bus puis les grosses voitures d’excursions arrivent, nous partons pour la grotte de John Snow 🙂 Un rapide coup d’œil, aucune sauvageonne en vue. Dommage.

Pour finir la journée, soit c’est Blue Lagoon Myvatn, soit c’est ascension du volcan Hverfjall. On grimpe le volcan sous le vent déchaîné #faittoimal. Nous confondons périmètre et diamètre, c’est parti pour le tour du volcan pendant 1h30 avec un vent à déshabiller. La vue est belle notamment sur le lac de Myvatn.

Il est 20h, soit on mange, soit on se baigne. La nourriture gagne (niveau 1 Maslow). Nous prenons nos chambres, mangeons et partageons un hot tube sans bulle 🙁 dans l’hôtel Myvatn.

FI accepte de nous rembourser les hébergements du Landmannalaugar et Volcano hut de Thorsmork accepte de déplacer notre réservation de jeudi à vendredi. Nous avons gagné un jour de plus pour rejoindre le sud de l’Islande via la route F35. Nous passerons la soirée à organiser les derniers jours du séjour avec peu de réussite. En effet, l’épisode 9 de Game Of Thrones saison 6 est tout juste téléchargé…

Cette nuit, le soleil est rose, orange puis rouge. Il va faire beau demain.

Heinabergslón, Hofn, Hvannagil canyon, Berufjordur

J8 : Heinabergslón, Hofn, Hvannagil canyon, Berufjordur

Nous avons adapté notre itinéraire depuis que l’ouverture de la route pour le Landmannalaugar a été repoussée (sans date déterminée). Notre itinéraire prévoyait de retourner sur Reykjavik puis de faire la randonnée complète sur 4 jours. Notre nouvel itinéraire consiste à faire le tour de l’ile. Nous avons sans difficulté pu étendre la durée de location de notre véhicule et ce matin nous partons vers l’Est. Bien qu’avec plus de route, nous allons utiliser les longues journées du mois de juin pour faire des randonnées (au dépend de notre sommeil).

Nous repassons devant les plusieurs langues du glacier Vatnokjul. Nous nous arrêtons à Jokusarlon pour quelques nouvelles photos. Les icebergs sont dans le passage entre mer et le lac presque sous le pont.

3 phoques pèchent discrètement.

Nous continuons jusqu’à Heinabergslón pour faire une courte randonnée. La piste de 8km qui mène au site est bien praticable. Nous arrivons sur la moraine face à un glacier, son lac et ces icebergs.

Carte de rando disponible sur http://www.vatnajokulsthjodgardur.is/

Des kayaks parcourent le lac. Il s’agit d’un tour Kayak + marche sur glacier (avec crampons…).

La petite randonnée se fait en 1h30-2H (6km). Il s’agit d’une boucle qui mène à une jolie cascade. Le chemin continue plus loin jusqu’à la langue glacière suivante.

Des étrangetés volcaniques

Nous continuons en direction de Hofn en longeant ces superbes massifs.

Oh” des élans !

Après un sandwich langoustine délicieux pris dans une gargote sur le port à Hofn, nous sommes partis pour Hvannagil canyon dans le but de faire une nouvelle randonnée.

Nous n’avions pas la carte lorsque nous avons démarré la randonnée. Depuis la route principale, nous avons pris une piste sur la gauche longeant des habitations jusqu’à ce que nous soyons bloqué. Et nous avons démarré ci-dessous dans un lit de rivière.

       

Hvannagil est une gorge absolument superbe. Un mélange de couleurs, de textures, de roches avec une vue superbe sur des montagnes au loin. Une très belle surprise comme l’Islande en regorge 🙂

 

Après cette randonnée, nous avons rejoint sous un ciel gris le fjord de Berufjordur et nous passerons la nuit dans l’agréable hostel Berunes.

Dans le monde des glaciers de Jokulsarlon

J7 : Dans le monde des glaciers de Jokulsarlon

Le ciel est bien dégagé. Il fait presque chaud ! Nous partons pour voir les fameux icebergs d’Islande.

Avez vous vu la tente ?

Notre premier arrêt est au lac Fjallsárlón Glacial Lagoon ou nous sommes absorbés par les formes étranges qui naviguent lentement sur la surface terreuse.

Nous restons quelques temps à chercher le reflet parfait ou des formes incongrues. Nous apprécions les craquements de la glace.

Un français rencontré la veille à notre guesthouse nous a dit qu’il avait été déçu du site de Jokulsarlon : Nombreux parking, nombreux véhicules. Bien que très touristique, nous n’aurons pas le même sentiment que sur les sites touristiques situés entre Skogar et Vyk.

Les icebergs se déplacent très lentement au rythme de la marée, des vagues et du vent. C’est très beau.

Les immenses langues glacières au loin sur le lac donnent le sentiment que nous nous trouvons au pôle nord et qu’un ours blanc peut surgir.

Les icebergs sont regroupés à l’embouchure vers l’océan
Véritable immeuble flottant

Nous nous baladons sous le soleil sur la plage vers l’Est après avoir dépassé les horribles bateau-bus. Quelques phoques sortent la tête de l’eau.

La langue glacière qui nous semblait accessible depuis le parking s’avère très loin. Nous faisons demi-tour en essayant de ne pas déranger une famille oie.

Toujours grand soleil, nous continuons la route et trouvons un spot de pique-nique 5-10km vers l’Est (après 2 ponts en direction d’une petite cascade) au bout d’une belle petite piste avec quelques gués (pour madame prudence).

Pour terminer notre journée, nous faisons une randonnée sur la moraine entre les 2 lacs précédents. L’accès se fait via une piste. Cette ballade nous a permis de voir ce que laisse un glacier qui fond :'( et quelques grands labbes agressifs.

Paysages lunaire sur font de glacier du Vatnajokull
Nous n’oserons pas traverser avec notre 4×4
Face à nous au retour

Retour pour une dernière nuit à notre guesthouse.

Défit de la soirée : Réorganiser intégralement notre deuxième semaine de voyage

  • Prolonger la voiture de location
  • Lire le guide
  • Planifier les étapes
  • Trouver les activités
  • Réserver les hébergements

Contrainte : La dernière nuit est prévu à Thorsmork. Réservation non annulable.

Le lendemain sous la grisaille

Randonnée pas loin du Laki

J6 : Randonnée pas loin du Laki

Aujourd’hui, il fait beau. C’est donc de nouveaux paysages qui s’offrent à nous. Nous partons vers l’Ouest en direction de la route F206 qui mène au Lakagigar (Laki). Quelques kilomètres après Klaustur (en direction de l’Ouest), la bifurcation indique bien Lakagigar, 49 km.

Nous laissons sur notre gauche un site touristique (que nous ferons au retour). C’est parti pour 45 km de piste sérieuse. Ca monte, ça descend, le paysage change au fur et à mesure que nous progressons.

Jardin champ de lave

Au abord du premier gué, nous croisons 3 motards entrain de bricoler une des motos. L’un d’entre eux est tombé en traversant le gué et de l’eau est rentré dans le pot d’échappement. Il faut démonter le moteur de la moto…

Le gué semble gentil (court et peu profond) pour notre jeep v6 mais il inquiète Mme Prudence assise derrière. Prié de faire demi-tour, nous traversons quand même. Une vague recouvre le 4×4. C’est cool 🙂

3 km plus loin, un immense gué s’étend devant nous. Cette fois ci, nous laissons le véhicule et traversons pied nu.

L’eau est fraiche.

Nous allons voir les chutes de Fagrifoss. La majorité des véhicules font demi-tour au niveau du gué. Nous sommes plutôt tranquille à la chute.

La piste est fermée. La bouche du Laki est à 25-30 km. Il nous manque des vélos ou des chevaux 🙂

Nous marchons sur plusieurs kilomètres sur la piste fermée en espérant rencontrer de Rangers susceptibles de nous emmener.

Nous trouverons un coin agréable sous le soleil pour pique-niquer. Les paysages sont superbes et nous sommes seuls.

En descendant, nous nous arrêtons aux sites de Grafarkirkja. Il s’agit d’un canyon creusé dans une roche particulière. On découvre du haut en bas des falaises aiguisées.

Le site offre plusieurs points de vue et si vous n’êtes pas réticents à vous mouiller les pieds (ou plus), vous pouvez même remonter dans le cours d’eau.

Nous terminerons la journée avec la petite randonnée d’1h autour de Klaustur.

Nous avons commencé par le carrelage d’orgue basaltique au nord de la ville. Un parking peu après le rond-point. Le sentier grimpe sur la falaise au-dessus du village.

La vue est sympa et le sentier est agréable. Nous croiserons quelques oiseaux.

En rentrant à notre hébergement, nous apprenons que finalement le Landmannalaugar ne sera pas ouvert pour notre deuxième semaine de séjour. Il y a une vraie incertitude sur la date d’ouverture malgré que les sites trex.is et fi.is nous aient annoncé une ouverture pour le lundi de notre deuxième semaine (soit le 20 juin). Nous passerons la soirée à essayer de trouver des informations sur les raisons de ce report. Un plan B qui consisterait à faire le tour de d’ile prend forme. Nous annulons nos hébergements réservés. Nous réfléchissons aux options de transport. Nous espérons obtenir des informations le lendemain en office de tourisme.

Randonnée dans le parc de Skaftafell

J5 : Randonnée dans le parc de Skaftafell

Il faisait beau hier en fin de journée et durant la nuit, l’aube, le crépuscule bref. Mais ce sera bien nuageux ce matin.

Nous avons 3 journées à répartir depuis cet hébergement : Skaftafell, Laki et Jökulsárlón.

Les nuages sont hauts, la visibilité est bonne, la journée de sites touristiques de la veille nous a fatigué. Ce sera randonnée dans le parc de Skaftafell. Nous repassons devant l’immense langue glacière du Vatnajökull.

Un passage à l’office de tourisme nous apprend que le circuit que j’avais repéré (S3) est fermé. Le sol est trop mouillé et le chemin pas assez stabilisé. C’est frustrant mais nous comprendrons par la suite que le parc est très fréquenté et les sentiers sont peu respectées. La jeune végétation post hiver étant fragile, il faut y aller doucement.

Nous ferons une bonne partie du reste soit :

  • départ vers la langue glacière au Sud
  • Passage à la cascade au milieu
  • Déjeuner à l’autre langue glacière au nord

Jusque-là, les averses ne tombent que sur la plaine minérale (vallée de la Skeiðará) formé par une débâcle glacière.

Les sentiers sont très bien. Nous arrivons rapidement sur un superbe point de vue.

 

On devine aisément la taille qu’aurait fait ce glacier quelques années plus tôt.

En direction du nord avec une langue glacière du gigantesque Vatnajökull

La cascade Svartifoss avec ses orgues basaltiques est un must. La lumière n’était pas top pour nous.

Il pleut. Les optimistes continuent à avancer tandis que les pessimistes se jettent sur leur poncho. Il pleuvra les 3h suivantes.

Nous avons apprécié la randonnée jusqu’au glacier au Nord. Le sentier est un peu ingrat car il longe la rivière jusqu’au lac de Morsarlon. Par contre, les falaises et la vegétation sont chouettes.

Le retour dans la débacle glacière n’est pas super intéressant (du coup, je ne conseille pas trop les sentiers M2 et M3) excepté ce véhicule étrange en s’approchant du parking.

L’office de tourisme nous a renvoyé vers celui de Klaustur pour toute information sur le Lakagigar. Le site semble fermé. Road.is nous indique une route fermée mais nous souhaitons nous en approcher le maximum et rejoindre le site en marchant. Ce pourrait etre le programme du lendemain.

Nous rentrons bien fatigués à notre guesthouse à Hvoll. Road.is annonce l’ouverture de la grande randonnée du Langavegur qui est au programme de notre deuxième semaine islandaise. C’était un des paris de ce voyage.

Ce soir, il faut que nous parvenions à télécharger le nouvelle épisode de Game Of Thrones sur la clef 3G mutualisé de l’hébergement. J’ai cru entendre le bruit d’un modem 56K.