Randonnée entre Thorsmork et Skogafoss

La nuit fut courte car la randonnée de notre dernier jour en Islande compte 30 km.

Il s’agit de rejoindre Skogar en passant entre les 2 volcans (et glaciers). Ça monte au début puis ça descend longuement. C’est annoncé pour 10h de randonnée et je pense que ça les vaut même si nous mettrons 2h de moins. Si les conditions sont mauvaises et/ou s’il est tombé de la neige fraiche, vous pouvez vraiment lutter pour retrouver votre chemin sur les glaciers. Dans notre cas, nous ferons le tour de Magni car nous perdrons le sentier dans le nuage bas.

De Volcano Hut jusqu’à Basar, c’est assez simple et plat. Nous ne rencontrons pas grand monde à 7h du matin sauf un allemand un peu ivre qui a fait le chemin inverse durant la nuit et qui nous met en garde contre le brouillard.

Nous grimpons, la vallée est magnifique. Le sentier a flan offre des panoramas splendides sur Thorsmork et les vallées à proximité.

Après avoir passé un grand plateau composé de pierre volcanique, nous attaquons une pente raide et neigeuse qui nous installe bien dans un nuage de pluie. La suite est un monde entre la glace et la terre volcanique. Du blanc et du noir. C’est assez étonnant. La météo mauvaise complète cet univers angoissant. Nous marchons dans la neige, ça ne monte plus. Nous sommes entre les 2 volcans. Que se passerait il si l’un des 2 grondait. Que ferions-nous. Nous sommes trempés.

  

La gardienne du refuge nous offre une table pour nous réchauffer, manger un morceau, nettoyer l’objectif du reflex. Il est 12h, ça fait 5h que nous marchons. Le refuge contient 4 pièces, une micro loge à l’entrée, un vestibule pour retirer les chaussures et laisser le matériel, une salle de repas avec la cuisine et un dortoir au-dessus (j’imagine). Le lieu me fait penser à un studio d’étudiant. Nous nous laissons tomber sur les chaises ravi de pouvoir grignoter notre pique-nique au sec. A ce moment, ce refuge m’apparait vraiment comme l’ilot au milieu de l’univers apocalyptique/lunaire/volcanique/glacé/nuageux/gelé que nous avons traversé les heures précédentes. Sans perdre le moindre espoir d’atteindre de nouveau la civilisation, je crois que ces heures de marche entourées de monticules volcaniques noirs au milieu de la glace nous a transporté bien loin de nos repères.

Néanmoins, il faut repartir, l’humidité rejoint l’humidité lorsque la porte du refuge se ferme. Le chemin à suivre est plus simple, c’est un chemin 4WD (assez sérieux). Nous continuons la descente dans la brume. Des monticules de pierre nous entoure et font des formes étranges dans le lointain. Nous longerons un cours d’eau parsemé de cascades (que nous verrons peu mais entendrons). Les premières sont entourées de neige.

Le chemin quitte la piste, passe sur un pont qui enjambe un rapide sérieux entouré de neige. Il manque la rambarde de droite.

La descente est longue (sous la pluie). Nous croisons de grands groupes de randonneurs encore un peu sec et même quelques nordiques en tenu étonnante. J’en déduis qu’il fait beau, sec et chaud dans quelques centaines de mètre. Il pleuvra jusqu’à la cascade de Skogafoss…

Le plus rapide à la descente a réussi à sauter dans un bus pour rejoindre Seljalandsfoss ou nous avons laissé le véhicule la veille. Lorsqu’il revient avec la voiture, nous sommes tous très heureux d’avoir fait cette randonnée dans des conditions bien islandaises. Nous prenons la route de l’aéroport avec pour espoir un arrêt au fameux blue lagoon. Mais pas de bol, c’est complet (réservation conseillée).

Islande, nous reviendrons !

Les paysages incroyables de Kerlingarfjöll

J13 : Les paysages incroyables de Kerlingarfjöll

Ça aurait été une bonne nuit si les rideaux de notre hutte avait été fermés. Le soleil a passé la crête de Kerlingarfjöll tôt cette nuit. Sachant qu’à cette période, il se couche très peu. D’ailleurs il ne nous laissera pas pendant toute cette superbe journée.

La randonnée démarre à 10h, certains ont trainé… Elle démarre à proximité du pont du resort de Kerlingarfjöll . Il y en a une à gauche vers les sources chaudes et une à droite qui grimpe. Nous prenons celle de droite. La vue sur la vallée est dégagée, il fait bon. C’est short et manche courte (manteau dans le sac à dos) !

La grimpette nous amène à un beau névé sans difficulté. Il fait un peu menaçant mais la pente est faible. En haut du “col”, nous distinguons des fumés intenses à quelques centaines de mètre.

Le paysage est grandiose. Le site est immense. Des dizaines de fumeroles plus ou moins épaisses parsèment la zone. Les couleurs sont inattendues. Il y a du sable jaune, orange, rouge, de la boue grise claire virant au bleu, des mousses vertes claires, l’eau du ruisseau bien bleue, les névés blanc, la roche noire. Nous passons plus d’une heure à arpenter tout le site en dévalant les crêtes puis reprenant chaque escalier pour découvrir un nouveau point de vue, de nouvelles couleurs. Les essaims de mouches nous poussent à partir vers le parking le plus proche.

La suite, c’est l’approche d’un sommet depuis un parking situé à 2 km du précédent. C’est désert. Une cabane abandonnée regarde au loin dans la vallée.

Nous déjeunons à l’abri d’une moraine d’un glacier révolu. Les mouches ont été emportées par le vent. 2 grimpeurs en ski de randonnées traversent l’immense glacier qui nous fait face.

L’ascension semble longue. Malgré une météo parfaite, notre timing est trop serré. Nous décidons quand même de monter sur le côté droit. Le névé est raide et dangereux. Les pierriers contiennent des roches noires vitreuses, des obsidiennes. Nous ferons demi-tour pas très loin du sommet et descendront tout droit dans le glacier. La vue est splendide !

 

15h au resort. On aime bien les défis dans la famille. Lorsque nous avons fait demi-tour dans l’ascension, il était 14h30. Il faut 1h20 pour parcourir les 6 kms qui séparent le parking et le resort (selon Google). Nous nous lançons donc dans une descente effrénée pour rattraper un retard irrattrapable.

Joker, le stop. 2 voitures nous déposerons à notre resort, des islandais et des français. Le coup de bol 🙂

La F35 vers le sud depuis Kerlingarfjöll est très belle. Comme la veille, nous avons croisé des voitures 2WD… pas très prudent. La piste longe un lac à proximité de 2 très belles langues glacières.

Puis nous laissons sur notre gauche une montagne verte et blanche. Ça descend beaucoup jusqu’à une piste asphaltée. Le vacarme s’arrête, la poussière aussi. La voiture est sale.

Bouche pâteuse, cheveux crépu, corps poussiéreux

Notre premier arrêt sera la double cascade de Gullfoss dans le cercle d’or. C’est un retour à la civilisation frappant après ces 2 jours seuls au monde sans bruit, sans végétation, sans faune et avec peu d’humain.

Puis, nous irons à Geysir pour ses geysers

Enfin nous atterrirons dans une pizzeria pas loin de Hvolsvöllur. La journée fut incroyable !

Heinabergslón, Hofn, Hvannagil canyon, Berufjordur

J8 : Heinabergslón, Hofn, Hvannagil canyon, Berufjordur

Nous avons adapté notre itinéraire depuis que l’ouverture de la route pour le Landmannalaugar a été repoussée (sans date déterminée). Notre itinéraire prévoyait de retourner sur Reykjavik puis de faire la randonnée complète sur 4 jours. Notre nouvel itinéraire consiste à faire le tour de l’ile. Nous avons sans difficulté pu étendre la durée de location de notre véhicule et ce matin nous partons vers l’Est. Bien qu’avec plus de route, nous allons utiliser les longues journées du mois de juin pour faire des randonnées (au dépend de notre sommeil).

Nous repassons devant les plusieurs langues du glacier Vatnokjul. Nous nous arrêtons à Jokusarlon pour quelques nouvelles photos. Les icebergs sont dans le passage entre mer et le lac presque sous le pont.

3 phoques pèchent discrètement.

Nous continuons jusqu’à Heinabergslón pour faire une courte randonnée. La piste de 8km qui mène au site est bien praticable. Nous arrivons sur la moraine face à un glacier, son lac et ces icebergs.

Carte de rando disponible sur http://www.vatnajokulsthjodgardur.is/

Des kayaks parcourent le lac. Il s’agit d’un tour Kayak + marche sur glacier (avec crampons…).

La petite randonnée se fait en 1h30-2H (6km). Il s’agit d’une boucle qui mène à une jolie cascade. Le chemin continue plus loin jusqu’à la langue glacière suivante.

Des étrangetés volcaniques

Nous continuons en direction de Hofn en longeant ces superbes massifs.

Oh” des élans !

Après un sandwich langoustine délicieux pris dans une gargote sur le port à Hofn, nous sommes partis pour Hvannagil canyon dans le but de faire une nouvelle randonnée.

Nous n’avions pas la carte lorsque nous avons démarré la randonnée. Depuis la route principale, nous avons pris une piste sur la gauche longeant des habitations jusqu’à ce que nous soyons bloqué. Et nous avons démarré ci-dessous dans un lit de rivière.

       

Hvannagil est une gorge absolument superbe. Un mélange de couleurs, de textures, de roches avec une vue superbe sur des montagnes au loin. Une très belle surprise comme l’Islande en regorge 🙂

 

Après cette randonnée, nous avons rejoint sous un ciel gris le fjord de Berufjordur et nous passerons la nuit dans l’agréable hostel Berunes.

Randonnée dans le parc de Skaftafell

J5 : Randonnée dans le parc de Skaftafell

Il faisait beau hier en fin de journée et durant la nuit, l’aube, le crépuscule bref. Mais ce sera bien nuageux ce matin.

Nous avons 3 journées à répartir depuis cet hébergement : Skaftafell, Laki et Jökulsárlón.

Les nuages sont hauts, la visibilité est bonne, la journée de sites touristiques de la veille nous a fatigué. Ce sera randonnée dans le parc de Skaftafell. Nous repassons devant l’immense langue glacière du Vatnajökull.

Un passage à l’office de tourisme nous apprend que le circuit que j’avais repéré (S3) est fermé. Le sol est trop mouillé et le chemin pas assez stabilisé. C’est frustrant mais nous comprendrons par la suite que le parc est très fréquenté et les sentiers sont peu respectées. La jeune végétation post hiver étant fragile, il faut y aller doucement.

Nous ferons une bonne partie du reste soit :

  • départ vers la langue glacière au Sud
  • Passage à la cascade au milieu
  • Déjeuner à l’autre langue glacière au nord

Jusque-là, les averses ne tombent que sur la plaine minérale (vallée de la Skeiðará) formé par une débâcle glacière.

Les sentiers sont très bien. Nous arrivons rapidement sur un superbe point de vue.

 

On devine aisément la taille qu’aurait fait ce glacier quelques années plus tôt.

En direction du nord avec une langue glacière du gigantesque Vatnajökull

La cascade Svartifoss avec ses orgues basaltiques est un must. La lumière n’était pas top pour nous.

Il pleut. Les optimistes continuent à avancer tandis que les pessimistes se jettent sur leur poncho. Il pleuvra les 3h suivantes.

Nous avons apprécié la randonnée jusqu’au glacier au Nord. Le sentier est un peu ingrat car il longe la rivière jusqu’au lac de Morsarlon. Par contre, les falaises et la vegétation sont chouettes.

Le retour dans la débacle glacière n’est pas super intéressant (du coup, je ne conseille pas trop les sentiers M2 et M3) excepté ce véhicule étrange en s’approchant du parking.

L’office de tourisme nous a renvoyé vers celui de Klaustur pour toute information sur le Lakagigar. Le site semble fermé. Road.is nous indique une route fermée mais nous souhaitons nous en approcher le maximum et rejoindre le site en marchant. Ce pourrait etre le programme du lendemain.

Nous rentrons bien fatigués à notre guesthouse à Hvoll. Road.is annonce l’ouverture de la grande randonnée du Langavegur qui est au programme de notre deuxième semaine islandaise. C’était un des paris de ce voyage.

Ce soir, il faut que nous parvenions à télécharger le nouvelle épisode de Game Of Thrones sur la clef 3G mutualisé de l’hébergement. J’ai cru entendre le bruit d’un modem 56K.

De Paris à la péninsule de Snæfellsnes

J1 : Départ depuis Paris pour la péninsule de Snæfellsnes en passant par la cascade de Glymur

Après des retrouvailles à l’aéroport de CDG, la vérification que tout le monde à bien emmené sa carte d’identité, nous partons pour l’Islande. Le voyage de 2 semaines a été planifié 6 mois plus tôt. Ça s’annonce un beau voyage familial 🙂

Atterri à l’aéroport de Keflavik, nous attendons 1h la navette qui doit nous conduire à notre 4WD loué chez IceRental4wd. Le contact avec le loueur se passe bien. Le véhicule a certainement fait plusieurs fois le tour de l’Islande mais on l’adopte. Il s’appellera bientôt fly destroyer mais je l’expliquerai plus tard. Le coffre est blindé de sac, les 5 places sont occupées.

En route pour Stykkishólmur sur la péninsule de Snæfellsnes (Ouest) ou nous logeons les 2 premières nuits.

Après avoir fait quelques courses, nous nous arrêtons pour faire la randonnée de la cascade de Glymur. La montée démarre avec la traversée du cours d’eau sur une poutre. C’est assez fun et pas difficile.

Le cadre est super joli malgré un temps couvert et de nombreux randonneurs. La cascade est encaissée entre 2 falaises abruptes. Les points de vue  sur la cascade sont nombreux sur le côté droit en montant. De nombreux oiseaux nichent  sur les flancs de la falaise.

En haut de la cascade, nous décidons de traverser la rivière pied nu (pour s’entrainer :)). La descente de l’autre côté de la cascade offre un beau point de vue sur le fjord.

Nous prenons notre première bière au musée de la colonisation de Borgarnes. Le lieu est sympa. A mesure que nous continuons la route, les paysages changent. Nous longeons la cote sud de la péninsule entre la montagne à droite et la mer à gauche.

Nous avons prévu de découvrir la péninsule le lendemain donc nous la traverserons pour aller directement à Stykkishólmur.

Au bord de la route nous découvrons nos premiers paysages volcaniques avec cet immense champ de lave et ce que nous avons considéré être des cratères ou des volcans. Nous arrivons vers 20h à Holmur In. Avec le décalage horaire, nous commençons a être fatigué. Nous sommes en juin, la nuit ne se couchera pas.